⚡ Le Flash
« El Malick Ndiaye fait son retour au sein du bureau de l'Assemblée nationale du Sénégal. Après avoir démissionné il y a quelques jours de la présidence de l'institution, l'ex-président redevient Premier vice-président de l'institution. » — ActuCameroun, 22 juin 2026
Le lundi 22 juin 2026, l'Assemblée nationale a élu Ousmane Sonko à sa présidence, marquant le retour du leader du PASTEF au perchoir après son limogeage de la Primature. Dans la foulée, El Malick Ndiaye, son bras droit et ancien ministre des Infrastructures et Transports, a été désigné Premier vice-président, succédant à Ismaïla Diallo. Cette nomination intervient un mois après sa démission de la présidence de l'hémicycle, déclenchée par la recomposition politique post-législatives de novembre 2024. Parallèlement, Ndiaye conserve son mandat de vice-président du Groupe d'étude 1 de l'UIT-D (Union internationale des télécommunications), poste stratégique pour la gouvernance numérique africaine obtenu en novembre 2025.
📊 Le Chiffre Clé
1 mois — Durée entre la démission d'El Malick Ndiaye de la présidence de l'Assemblée (fin mai 2026) et son élection comme Premier vice-président (22 juin 2026). Source : ActuCameroun
🔍 L'Analyse IBC
La réascension d'El Malick Ndiaye n'est pas un simple jeu de chaises musicales parlementaires. C'est un signal de cohérence envoyé aux marchés et aux partenaires techniques : le duo Sonko-Ndiaye, architecte de la rupture numérique et infrastructurelle, reste aux commandes du pouvoir législatif.
Trois raisons d'en faire une lecture "business positive" :
- Continuité des réformes numériques : En tant que vice-président de l'UIT-D et artisan de la modernisation parlementaire (vote électronique, dématérialisation), Ndiaye garantit que l'agenda Sénégal Numérique 2025-2029 ne subira pas de rupture législative.
- Stabilité institutionnelle : La transition ordonnée (démission → nouveau bureau en 30 jours) démontre la maturité du PASTEF à gérer le pouvoir sans paralysie. Pour la diaspora investisseuse, c'est la preuve que le "risque politique" sénégalais reste maîtrisable et prévisible.
- Levier infrastructurel : Son passage au ministère des Transports (2024-2025) a lancé les chantiers structurants (BRT, autoroutes, aéroports). Sa position de Premier vice-président lui permet désormais de sanctionner les budgets et contrôler l'exécution — un gage pour les PPP en cours.
Le piège à éviter : Ne pas confondre stabilité parlementaire et chèque en blanc. Le contrôle de l'action gouvernementale, promis par Sonko, passera par cette Assemblée. Les dossiers fonciers (TF 1451, domaines de l'État) et les concessions minières seront les vrais tests de cette nouvelle configuration.
🗣️ La Question du Palabre
Cette recomposition au perchoir vous donne-t-elle plus de visibilité pour vos projets d'investissement au Sénégal d'ici fin 2026 ?
